Parce que les besoins se présentent naturellement au fil du parcours locatif.
Le bailleur peut chercher à se protéger contre les loyers impayés ou certains risques liés à son logement. Le locataire doit, de son côté, répondre à ses propres obligations d’assurance. Le gestionnaire se retrouve donc régulièrement au croisement de ces besoins.
Intégrer l’assurance dans son activité peut permettre de :
- proposer un accompagnement plus complet à ses clients ;
- fluidifier certains moments clés du parcours locatif ;
- renforcer la relation avec les propriétaires bailleurs ;
- développer une activité complémentaire à la gestion locative.
Mais tout dépend de la manière dont l’agence intervient.
Mise en relation ou intermédiation en assurance : quelle différence ?
C’est l’un des points essentiels à comprendre.
Le simple fait de mettre un client en relation avec un assureur ou un intermédiaire, sans présenter le contenu du contrat ni l’aider à le souscrire, ne constitue pas nécessairement une activité de distribution d’assurance.
L’
ACPR précise qu’un indicateur d’affaires peut transmettre des informations ou mettre les parties en relation, à condition de ne pas aller plus loin dans l’accompagnement à la conclusion du contrat.
En revanche, présenter un contrat, expliquer ses garanties, formuler des recommandations, recueillir une souscription ou aider le client à conclure le contrat peut relever de la distribution d’assurance.
La frontière est donc importante : selon le niveau d’intervention de l’agence, les obligations ne sont pas les mêmes.
Un professionnel de l’immobilier peut-il devenir intermédiaire en assurance ?
Oui. L’ACPR indique qu’un agent immobilier peut exercer une activité d’intermédiaire en assurance, sous réserve notamment de respecter les conditions applicables et d’être immatriculé à l’ORIAS lorsque cela est requis.
Pour les gestionnaires locatifs, cette question peut notamment se poser lorsqu’ils souhaitent aller au-delà de la simple recommandation d’un partenaire et intégrer réellement l’assurance à leur offre de services.
Le statut, les exigences de capacité professionnelle, les obligations de formation et les règles de distribution doivent alors être analysés selon la manière dont l’activité est organisée.
Le Code des assurances impose notamment aux personnes qui présentent, proposent ou aident à conclure des contrats de
disposer des connaissances et aptitudes adaptées à leur activité.
Comment intégrer l’assurance à une activité de gestion locative ?
Avant de proposer une offre, il faut d’abord définir précisément le modèle envisagé.
Quelques questions sont essentielles :
Quel rôle l’agence souhaite-t-elle jouer ?
Simple mise en relation, distribution de contrats, conseil ou accompagnement à la souscription ?
Quels produits d’assurance sont concernés ?
Les besoins d’un propriétaire bailleur ne sont pas nécessairement ceux d’un locataire.
Quelles obligations réglementaires s’appliquent ?
Selon le statut retenu, cela peut notamment concerner l’ORIAS, la capacité professionnelle, l’information du client ou encore la formation continue.
L’objectif n’est donc pas simplement d’ajouter un produit au catalogue de l’agence, mais de construire une activité cohérente, conforme et réellement intégrée au parcours client.
Se former pour structurer son activité assurantielle
Animée par Christophe Cottille et Dorra Cottille, elle aborde notamment :
- la construction du projet et du business plan ;
- le cadre réglementaire, la DDA et l’ORIAS ;
- la structuration d’une activité assurantielle ;
- la rémunération et les outils de pilotage ;
- les scripts commerciaux et la gestion des objections ;
- le déploiement opérationnel au sein d’une agence.
Assurance et gestion locative : un levier à structurer, pas à improviser
Pour un gestionnaire locatif, l’assurance peut devenir un prolongement naturel de l’accompagnement proposé aux bailleurs et aux locataires.
Mais plus l’agence intervient dans la présentation, le conseil ou la conclusion du contrat, plus le sujet doit être structuré avec précision.
Comprendre les règles de l’intermédiation en assurance permet donc de sécuriser ses pratiques tout en évaluant de nouvelles opportunités de services et de revenus.
Ces éléments sont partagés à titre informatif et pédagogique. Ils ne constituent pas une consultation juridique. Pour toute décision engageant votre responsabilité, vous êtes invités à vous rapprocher d’un professionnel du droit.